Une pratique supervisée, c'est quoi ?

La supervision du psychopraticien est obligatoire et incontournable, quel que soit son âge ou le nombre d'années d'expérience professionnelle, elle est un pivot  sur lequel le thérapeute va s'appuyer tout au long de sa pratique. Elle lui est indispensable pour exercer au mieux son métier.

 

La nécessité d’être supervisé quand on est psychopraticien s’appuie sur trois piliers :

  • La personne qui consulte :  c’est bien sa protection qui fait inscrire la supervision dans le code de déontologie.

  • En effet le thérapeute peut être en difficulté à cause de zones aveugles de ses propres impasses de contact restées dans l’ombre ; le travail thérapeutique semble « patiner ». Le patient doit aussi être protégé d’un dérapage toujours possible vers une « toute puissance » du thérapeute.

  • Le thérapeute qui pourra dans sa supervision repérer ses impasses et créer de la nouveauté. Il s’enrichira sur le plan théorique, méthodologique, et poursuivra la construction du thérapeute qu’il est. Il pourra aussi partager les difficultés liées à cet exigeant métier.

  • La supervision est un gage du professionnalisme de notre métier. Elle est aussi un lieu de « reliance » aux collègues et pour nous à la Thérapie Brève Self Inductive.


Tout au long de son parcours, le thérapeute utilisera la supervision dans différents cadres selon ses besoins : en individuel, en groupe, en co-vision entre pairs et de façon complémentaire en auto-vision.

Pour ma part, je pratique ma supervision à Bordeaux, deux jours tous les deux mois avec Pascale Lemay, formatrice et superviseuse en TBSI, présidente de l'école Aide Psy.

En plus d'une formation solide, la supervision ainsi que la psychothérapie personnelle du psychopraticien sont indispensables dès lors que l'on exerce dans le champ de la psychothérapie. C'est ce qui va garantir l'éthique de la relation thérapeutique et la protection des usagers.